Pour ceux qui ont raté « 12 jours » de Depardon

La salle était plus que pleine, à Utopia, pour l’avant première de « 12 jours » de Raymond Depardon, à l’ouverture de notre 7éme festival du film précaire, le 18 novembre dernier. Et pourtant beaucoup de monde nous réclame de voir le film !

« 12 jours » sort demain, 29 novembre, au niveau national et en particulier à Utopia Avignon.
Voici donc les jours et heures où vous pouvez le voir à Utopia, notre partenaire :

– mercredi 29 novembre – 14h et 20h20 : Utopia Manutention
– jeudi 30 novembre – 12h10 et 18h : Utopia Manutention
– vendredi 1er décembre – 16h et 19h45 : Utopia Manutention
– samedi 2 décembre – 14h10 et 17h45 : Utopia Manutention
– dimanche 3 décembre – 16h30 : Utopia Manutention
– lundi 4 décembre – 14h et 19h10 : Utopia Manutention
– mardi 5 décembre – 12h10 : Utopia Manutention
– mercredi 6 décembre – 12h10 : Utopia Manutention – 18h10 : Utopia République
– jeudi 7 décembre – 14h10 et 17h45 : Utopia Manutention
– vendredi 8 décembre – 17h45 : Utopia Manutention
– samedi 9 décembre – 12h et 16h : Utopia Manutention
– dimanche 10 décembre – 16h10 et 20h10 : Utopia Manutention
– lundi 11 décembre – 18h30 : Utopia Manutention
– mardi 12 décembre – 19h10 : Utopia Manutention
– mercredi 13 décembre – 12h10 : Utopia Manutention
– jeudi 14 décembre – 17h30 : Utopia Manutention
– vendredi 15 décembre – 16h : Utopia Manutention
– samedi 16 décembre – 15h45 : Utopia Manutention
– dimanche 17 décembre – 11h45 : Utopia Manutention
– lundi 18 décembre – 20h30 : Utopia Manutention
– mardi 19 décembre – 14h10 : Utopia Manutention
– jeudi 21 décembre – 16h10 : Utopia République
– samedi 23 décembre – 16h : Utopia Manutention
– dimanche 24 décembre – 12h : Utopia République
– lundi 25 décembre – 18h40 : Utopia République
– mardi 26 décembre – 14h15 : Utopia Manutention
extrait gazette-programme Avignon-379 (les séances de 12 jours surlignées en jaune)

A propos du film
TV5 Monde 7mn :

Le Monde 4 mn :

Ne ratez surtout pas ce film !

Présentation de « 12 jours » en avant première à Utopia le 18 novembre

Raymond Depardon dit lui même qu’il ne sait pas pourquoi il est obsédé par l’enfermement et la privation de liberté. Il fait un parallèle étonnant avec une autre de ces obsessions, celle du désert, où il retourne régulièrement, en en parlant comme d’une forme d’enfermement.

Ce n’est pas le premier film qu’il fait sur la question judiciaire et il a déjà photographier la psychiatrie. A la fin des années 70 les italiens lui demandent de prendre des photos de leurs derniers hôpitaux psychiatriques. Une de ces photos marquera ma jeunesse. Vous la connaissez certainement. C’est celle d’un portrait d’un patient de San Clemente qui cache sa tête dans sa veste face au photographe et qui fait partie des photos les plus célèbres de Depardon.

Cette photo pose d’ailleurs la question de l’intimité et du voyeurisme du photographe. Face à cette question, Depardon répond très simplement qu’il a toujours regretté d’avoir été aussi pudique à photographier ses propres parents dont il a fait très peu de photo.

Il cherchait comment filmer encore une fois la justice ou la psychiatrie. « 12 jours » est à la croisé des deux.

Ce matin (18 novembre, à Utopia) nous avons donc trois psychiatres pour discuter avec nous de l’hospitalisation et du soins sans consentement :
Henri Bernard, psychiatre, vice-président de l’union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques (UNAFAM 84) ;
Guillaume Baer, psychiatre hospitalier pôle Avignon-sud-Durance ;
Hervé Bokobza, psychiatre, ancien président de la fédération française de psychiatre, ancien directeur de St-Martin-de-Vignogoul, membre fondateur du collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.

Sur l’absence aujourd’hui de magistrat, juge et même juriste ou avocat (et c’est pas à défaut d’avoir essayé de les faire venir), je voudrai vous lire une phrase extraite des conclusions du rapport d’information de l’Assemblée Nationale sur les hospitalisations sans consentement parut cette année.
C’est un rapport des députés Denys Robiliard et Denis Jacquat de février 2017.

Je cite : « D’après certaines des personnes entendues par la mission, certains Juges des Libertés et de la Détention ne seraient pas loin d’intervenir dans la définition du contenu des programmes de soins (qui est en principe de la seule compétence des médecins). »
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i4486.asp

Pierre-Jean Ricard,
animateur multimédia du Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) Mine de Rien d’Avignon

 

Le festival du film précaire à la télé !!!

Mais pas n’importe quelle télé ! Puisqu’il s’agit de la télé du Tri Postal que nous venons de créer avec d’autres ! TriNN est donc une coproduction GEM Mine de Rien, Tri Porteur, Lance Croquette et surtout Compagnie DITSA, une compagnie de clown dont vous allez forcément entendre parlé vu notre formidable et hors normes présentatrice vedette, Nikky Joggy !!!

 

Retour de Mises en Scène

Quel plaisir de recevoir cette année encore le Festival du film Précaire à L’Entrepôt. Votre démarche et le sens que vous exprimé à l’égard d’un public que nous croisons souvent dans nos ateliers de théâtre explique la sincérité de notre partenariat. Au demeurant nous espérons vous avoir reçu dans les meilleures conditions à L’Entrepôt accompagné par l’équipe de la compagnie « Mises en Scène ».
La convivialité, la curiosité, l’émotion et la fête étaient aux rendez-vous que vous avait organisé de main de maitre encore cette année. Nous avons noté une diversité accrue des publics qui ont assistés à vos propositions spectaculaires. Bien sur certains habitués étaient venus aussi et nous avons eu beaucoup de plaisir à les retrouver et à passer un moment d’échange et de rencontre avec ces derniers.
La présence exceptionnelle de Nicole Rieu a participé à la réussite de l’édition numéro 5 du Festival.
Nous avons parlé de l’humain avec des films, des rires,  des larmes et donc des chansons.
Bravo et nous l’espérons à l’année prochaine.
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L’équipe de Mises en Scène
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Aux artisans du film précaire

Aux GEMINEUSES ET GEMINEURS ARTISANS DU FESTIVAL DU FILM PRECAIRE 2014 …5ème Edition

Vous m’avez scotché toute une soirée dans les vergers d’Urbain V, et pourtant je me les gelais « graves » malgré vos affectueuses couvertures et votre généreuse soupe. Oui ,vous m’avez scotché par le foisonnement de toutes ces pépites d’images, de mots poétiques et de tranches de vie nous révélant l’autre face du miroir de notre commune humanité faite d’émotions indicibles, de regards tendres et cruels, de reconnaissance et d’indifférence, de peurs et d’hésitations face à la misère et aux dits miséreux  que l’on ne veut pas… ou peut pas regarder… Les regards étaient au cœur de nos questionnements… est-ce que je me reconnais frère en humanité en croisant le regard du mendiant assis à la porte de ma banque et ceux que je croise régulièrement place Pie et rue Carréterie sans plus les voir tant ils font partie du décor de la ville ? Mais qui mieux qu’eux connait notre humaine fragilité…

« Qui existe avant qu’on lui ait dit : « je t’aime » ? »*

Vous nous avez montré une fois de plus que la seule intelligence du cœur vaut mieux que tout l’or du monde… Merci à vous, et à ceux qui vous ont tendu la main pour nous offrir ce 5ème Festival d’une grande qualité d’expression humaine et donc pleinement artistique.

*L’Incandescent de Michel Serre
Roger CORNU est président de l’association semailles à avignon, jardin de cocagne et chantier d’insertion. Il est également militant syndicaliste et éducateur à la retraite.

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