Retours de « gemineurs » de notre festival 2017

festival du film précaire

Mélanie et Marielle à l’ancien Tri Postal

Aurélia : « Artistiquement parlant c’est intéressant et c’est des sujets qui nous concernent. »
Gérald : « Ce qui m’a plu c’est qu’il yavait du monde. S’il n’y avait pas Pierre-Jean, personne ne le ferait. Parce qu’il pousse les autres. J’ai rencontré des gens bien. J’ai beaucoup discuté. (…) le directeur d’HAS, j’ai trouvé bien qu’il parle. (…) ça fait bouger les gens ! (…) Que Lila soit venu ça m’a beaucoup plu. »
Didier : « Le festival il marche bien (pour) faire mieux connaître le GEM d’Avignon. Il y en a qui ne connaisse pas. »
Dominique : « Sur le plan humain, ça permet à des gens de dire ce qu’ils ont sur le coeur, leurs expériences. Ce qui serait difficile dans un contexte différent. »
Éric A. : « C’est un fil conducteur du GEM. »

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Daniel le jardinier à l’honneur

Marie : « C’est un moment de bonheur. C’est aussi un moment de rencontre. Des inconnus sont venu à moi et mon fait un retour très positif sur notre énergie. J’ai même de nouveau amis sur Facebook. C’est un moment d’émergence. (…) C’est un moment phare du GEM dans des moments difficiles. Ça nous réunis. Il faut qu’on s’allie. Qu’on trouve un consensus. Depuis quelques années j’en mesure la force identitaire pour notre GEM ! (…) Grâce à la vidéo je ne me sens plus seul parce que je me parle mais je parle aussi aux autres. (…) Le festival me redonne confiance en moi. »
Nadia : « Ça m’a plu d’être là (…) et ça me plairait de revoir les Unsdifférents et les autres GEM. »
Nourdine : « On s’amuse bien. C’est agréable. Ça nous fait sortir de notre coquille. »
Jean-Philippe : « (le festival c’est intéressant) pour se faire connaître. Plus on est connu, plus ça vaut pour nous. »

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Mélissa, Nicolas, Mélanie et Marilyne, présentation à l’ancien Tri Postal

Zac : « Ça valorise les activités et l’humanité des gemineurs et ça permet d’ouvrir à un public par les rencontres et la diffusion de courts-métrages. Ça permet aussi d’ouvrir à l’entraide et au développement culturel. »
Marc : « S’y prendre autrement. Que ce soit plus intéressant pour tout le monde. »
Yarek : « C’est pour découvrir des personnes et comment c’est fait. Pour moi c’est intéressant. »
Cyril : « Les gens ils m’ont questionné et ils ont trouvé les films qu’on a fait super bien. »
Thierry : « C’était génial d’avoir les gens qui voulaient s’exprimer. (…) Ça fait plaisir et de bonnes relations. »

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Sur la scène du cinéma Pandora

Franck : « Ça nous permet de croiser et de nous confronter à d’autres structures et à des gens qui ont des profils différents. »
Marilyne : « Ça fait connaître à des gens le GEM et la précarité. »
Marielle : « Ça permet de se faire connaître encore plus ! On est pas assez connu. »
Guy : « Il faudrai qu’il y ai plus de monde. »
Lolo : « Ce serait bien qu’il soit plus connu et que la mairie ou d’autres organisme nous appuis plus. (…) Le festival pourrait améliorer à écouter tout le monde. (…) Il faut de l’entraide et des idées nouvelles. Il faut des anciennes aussi pour transmettre et des nouvelles pour enrichir. »
Éliane : « Ça peut aider à des ressortissants à se mêler avec nous, tout peuple confondu. »
Noelle : « Il faut continuer ! »

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Les Unsdifférents en concert de clôture à l’ancien Tri Postal

Paxi : « Tout le monde a fait ce qu’il a pu. Yarek à la technique, Marielle aux soupes, Cyril au service et kally qui m’a sortie de ma léthargie… »
Halim : « Belle ambiance. Beaucoup d’animation. »
Agnès : « Je préfère être spectatrice ! Et écouter les débats ! »
Jean-Claude : « Après 7 ans d’existence, la vitrine vivante et inamovible de notre GEM. »
Pierre-Jean : « J’en retire une certaine fierté ! La fierté d’avoir réussi à vous embringuer, tant bien que mal, dans la réalisation de quelque chose d’assez exceptionnel, dont vous retirez, je l’espère, une certaine fierté, vous aussi ! »
Une spectatrice inconnue : « Merci pour ce que vous faite ! »

Pour ceux qui ont raté « 12 jours » de Depardon

La salle était plus que pleine, à Utopia, pour l’avant première de « 12 jours » de Raymond Depardon, à l’ouverture de notre 7éme festival du film précaire, le 18 novembre dernier. Et pourtant beaucoup de monde nous réclame de voir le film !

« 12 jours » sort demain, 29 novembre, au niveau national et en particulier à Utopia Avignon.
Voici donc les jours et heures où vous pouvez le voir à Utopia, notre partenaire :

– mercredi 29 novembre – 14h et 20h20 : Utopia Manutention
– jeudi 30 novembre – 12h10 et 18h : Utopia Manutention
– vendredi 1er décembre – 16h et 19h45 : Utopia Manutention
– samedi 2 décembre – 14h10 et 17h45 : Utopia Manutention
– dimanche 3 décembre – 16h30 : Utopia Manutention
– lundi 4 décembre – 14h et 19h10 : Utopia Manutention
– mardi 5 décembre – 12h10 : Utopia Manutention
– mercredi 6 décembre – 12h10 : Utopia Manutention – 18h10 : Utopia République
– jeudi 7 décembre – 14h10 et 17h45 : Utopia Manutention
– vendredi 8 décembre – 17h45 : Utopia Manutention
– samedi 9 décembre – 12h et 16h : Utopia Manutention
– dimanche 10 décembre – 16h10 et 20h10 : Utopia Manutention
– lundi 11 décembre – 18h30 : Utopia Manutention
– mardi 12 décembre – 19h10 : Utopia Manutention
– mercredi 13 décembre – 12h10 : Utopia Manutention
– jeudi 14 décembre – 17h30 : Utopia Manutention
– vendredi 15 décembre – 16h : Utopia Manutention
– samedi 16 décembre – 15h45 : Utopia Manutention
– dimanche 17 décembre – 11h45 : Utopia Manutention
– lundi 18 décembre – 20h30 : Utopia Manutention
– mardi 19 décembre – 14h10 : Utopia Manutention
– jeudi 21 décembre – 16h10 : Utopia République
– samedi 23 décembre – 16h : Utopia Manutention
– dimanche 24 décembre – 12h : Utopia République
– lundi 25 décembre – 18h40 : Utopia République
– mardi 26 décembre – 14h15 : Utopia Manutention
extrait gazette-programme Avignon-379 (les séances de 12 jours surlignées en jaune)

A propos du film
TV5 Monde 7mn :

Le Monde 4 mn :

Ne ratez surtout pas ce film !

Présentation de « 12 jours » en avant première à Utopia le 18 novembre

Raymond Depardon dit lui même qu’il ne sait pas pourquoi il est obsédé par l’enfermement et la privation de liberté. Il fait un parallèle étonnant avec une autre de ces obsessions, celle du désert, où il retourne régulièrement, en en parlant comme d’une forme d’enfermement.

Ce n’est pas le premier film qu’il fait sur la question judiciaire et il a déjà photographier la psychiatrie. A la fin des années 70 les italiens lui demandent de prendre des photos de leurs derniers hôpitaux psychiatriques. Une de ces photos marquera ma jeunesse. Vous la connaissez certainement. C’est celle d’un portrait d’un patient de San Clemente qui cache sa tête dans sa veste face au photographe et qui fait partie des photos les plus célèbres de Depardon.

Cette photo pose d’ailleurs la question de l’intimité et du voyeurisme du photographe. Face à cette question, Depardon répond très simplement qu’il a toujours regretté d’avoir été aussi pudique à photographier ses propres parents dont il a fait très peu de photo.

Il cherchait comment filmer encore une fois la justice ou la psychiatrie. « 12 jours » est à la croisé des deux.

Ce matin (18 novembre, à Utopia) nous avons donc trois psychiatres pour discuter avec nous de l’hospitalisation et du soins sans consentement :
Henri Bernard, psychiatre, vice-président de l’union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques (UNAFAM 84) ;
Guillaume Baer, psychiatre hospitalier pôle Avignon-sud-Durance ;
Hervé Bokobza, psychiatre, ancien président de la fédération française de psychiatre, ancien directeur de St-Martin-de-Vignogoul, membre fondateur du collectif des 39 contre la nuit sécuritaire.

Sur l’absence aujourd’hui de magistrat, juge et même juriste ou avocat (et c’est pas à défaut d’avoir essayé de les faire venir), je voudrai vous lire une phrase extraite des conclusions du rapport d’information de l’Assemblée Nationale sur les hospitalisations sans consentement parut cette année.
C’est un rapport des députés Denys Robiliard et Denis Jacquat de février 2017.

Je cite : « D’après certaines des personnes entendues par la mission, certains Juges des Libertés et de la Détention ne seraient pas loin d’intervenir dans la définition du contenu des programmes de soins (qui est en principe de la seule compétence des médecins). »
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i4486.asp

Pierre-Jean Ricard,
animateur multimédia du Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) Mine de Rien d’Avignon

 

Le festival du film précaire à la télé !!!

Mais pas n’importe quelle télé ! Puisqu’il s’agit de la télé du Tri Postal que nous venons de créer avec d’autres ! TriNN est donc une coproduction GEM Mine de Rien, Tri Porteur, Lance Croquette et surtout Compagnie DITSA, une compagnie de clown dont vous allez forcément entendre parlé vu notre formidable et hors normes présentatrice vedette, Nikky Joggy !!!

 

Retour de Mises en Scène

Quel plaisir de recevoir cette année encore le Festival du film Précaire à L’Entrepôt. Votre démarche et le sens que vous exprimé à l’égard d’un public que nous croisons souvent dans nos ateliers de théâtre explique la sincérité de notre partenariat. Au demeurant nous espérons vous avoir reçu dans les meilleures conditions à L’Entrepôt accompagné par l’équipe de la compagnie « Mises en Scène ».
La convivialité, la curiosité, l’émotion et la fête étaient aux rendez-vous que vous avait organisé de main de maitre encore cette année. Nous avons noté une diversité accrue des publics qui ont assistés à vos propositions spectaculaires. Bien sur certains habitués étaient venus aussi et nous avons eu beaucoup de plaisir à les retrouver et à passer un moment d’échange et de rencontre avec ces derniers.
La présence exceptionnelle de Nicole Rieu a participé à la réussite de l’édition numéro 5 du Festival.
Nous avons parlé de l’humain avec des films, des rires,  des larmes et donc des chansons.
Bravo et nous l’espérons à l’année prochaine.
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L’équipe de Mises en Scène
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Aux artisans du film précaire

Aux GEMINEUSES ET GEMINEURS ARTISANS DU FESTIVAL DU FILM PRECAIRE 2014 …5ème Edition

Vous m’avez scotché toute une soirée dans les vergers d’Urbain V, et pourtant je me les gelais « graves » malgré vos affectueuses couvertures et votre généreuse soupe. Oui ,vous m’avez scotché par le foisonnement de toutes ces pépites d’images, de mots poétiques et de tranches de vie nous révélant l’autre face du miroir de notre commune humanité faite d’émotions indicibles, de regards tendres et cruels, de reconnaissance et d’indifférence, de peurs et d’hésitations face à la misère et aux dits miséreux  que l’on ne veut pas… ou peut pas regarder… Les regards étaient au cœur de nos questionnements… est-ce que je me reconnais frère en humanité en croisant le regard du mendiant assis à la porte de ma banque et ceux que je croise régulièrement place Pie et rue Carréterie sans plus les voir tant ils font partie du décor de la ville ? Mais qui mieux qu’eux connait notre humaine fragilité…

« Qui existe avant qu’on lui ait dit : « je t’aime » ? »*

Vous nous avez montré une fois de plus que la seule intelligence du cœur vaut mieux que tout l’or du monde… Merci à vous, et à ceux qui vous ont tendu la main pour nous offrir ce 5ème Festival d’une grande qualité d’expression humaine et donc pleinement artistique.

*L’Incandescent de Michel Serre
Roger CORNU est président de l’association semailles à avignon, jardin de cocagne et chantier d’insertion. Il est également militant syndicaliste et éducateur à la retraite.

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