Le festival du film précaire à la télé !!!

Mais pas n’importe quelle télé ! Puisqu’il s’agit de la télé du Tri Postal que nous venons de créer avec d’autres ! TriNN est donc une coproduction GEM Mine de Rien, Tri Porteur, Lance Croquette et surtout Compagnie DITSA, une compagnie de clown dont vous allez forcément entendre parlé vu notre formidable et hors normes présentatrice vedette, Nikky Joggy !!!

 

6éme festival du film précaire !

Après un an d’absence, le festival du film précaire est de retour et reprend du poil de la bête !

Ce festival est porté par un GEM, Groupe d’Entraide Mutuelle. Les GEM sont issus d’un dispositif national mis en place à partir de la loi 2005 sur la compensation du handicap. Ils s’adressent aux personnes fragiles et visent à développer du lien social, à acquérir progressivement des responsabilités au sein de l’association créée par le GEM, et à parvenir à une pleine et entière autonomie.

Le GEM Mine de Rien d’Avignon a créé un atelier vidéo il y a 7 ans, en 2009, et le festival du film précaire l’année suivante.

Ce festival est comme un phare dans la nuit de nos souffrances !

Il nous apporte résilience, dignité et une petite place dans notre cité papale et festivalière !

Mais ce festival ne se veut surtout pas misérabiliste et dénonciateur. Nous le voulons gai et vivant, comme nous ! Et festif, comme devrait l’être tout festival !

Comme disent nos voisins suisses dans leur constitution fédérale : « On juge la force d’une communauté au bienêtre du plus faible de ses membres ! »

Nous vous invitons donc à venir constater par vous même que la communauté que nous formons ensemble, vous et nous, n’est pas si ignorante, si divisée et si faible qu’on voudrait nous le faire croire !

 

- Vendredi 18 novembre 18h15, “L’Abri” de Fernand Melgar (1h41′), Utopia Manutention ; Un accueil de nuit d’urgence pour sans abris en Suisse…

- Samedi 19 novembre 10h00, “Une partie de nous s’est endormie…” de Marie-Charlotte Moreau (46′), Utopia Manutention ; Un homme dans une rue d’Avignon, une rencontre…
- 15h00 séance dans la cour de l’ancien Tri Postal (à confirmer)
- 19h00 Courts métrages en plein air dans la cour de l’ancien Tri Postal (Soupes et couvertures)

- Dimanche 20 novembre 10h00, “Étoile Bipolaire” de Caterina Profili (1h02′), Utopia Manutention ; Comment vivre avec cette maladie ? Autoportrait d’une bipolaire…
- 15h00 séance de clôture dans la cour de l’ancien Tri Postal (à confirmer)

 

Retour de Mises en Scène

Quel plaisir de recevoir cette année encore le Festival du film Précaire à L’Entrepôt. Votre démarche et le sens que vous exprimé à l’égard d’un public que nous croisons souvent dans nos ateliers de théâtre explique la sincérité de notre partenariat. Au demeurant nous espérons vous avoir reçu dans les meilleures conditions à L’Entrepôt accompagné par l’équipe de la compagnie « Mises en Scène ».
La convivialité, la curiosité, l’émotion et la fête étaient aux rendez-vous que vous avait organisé de main de maitre encore cette année. Nous avons noté une diversité accrue des publics qui ont assistés à vos propositions spectaculaires. Bien sur certains habitués étaient venus aussi et nous avons eu beaucoup de plaisir à les retrouver et à passer un moment d’échange et de rencontre avec ces derniers.
La présence exceptionnelle de Nicole Rieu a participé à la réussite de l’édition numéro 5 du Festival.
Nous avons parlé de l’humain avec des films, des rires,  des larmes et donc des chansons.
Bravo et nous l’espérons à l’année prochaine.
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L’équipe de Mises en Scène
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Aux artisans du film précaire

Aux GEMINEUSES ET GEMINEURS ARTISANS DU FESTIVAL DU FILM PRECAIRE 2014 …5ème Edition

Vous m’avez scotché toute une soirée dans les vergers d’Urbain V, et pourtant je me les gelais « graves » malgré vos affectueuses couvertures et votre généreuse soupe. Oui ,vous m’avez scotché par le foisonnement de toutes ces pépites d’images, de mots poétiques et de tranches de vie nous révélant l’autre face du miroir de notre commune humanité faite d’émotions indicibles, de regards tendres et cruels, de reconnaissance et d’indifférence, de peurs et d’hésitations face à la misère et aux dits miséreux  que l’on ne veut pas… ou peut pas regarder… Les regards étaient au cœur de nos questionnements… est-ce que je me reconnais frère en humanité en croisant le regard du mendiant assis à la porte de ma banque et ceux que je croise régulièrement place Pie et rue Carréterie sans plus les voir tant ils font partie du décor de la ville ? Mais qui mieux qu’eux connait notre humaine fragilité…

« Qui existe avant qu’on lui ait dit : « je t’aime » ? »*

Vous nous avez montré une fois de plus que la seule intelligence du cœur vaut mieux que tout l’or du monde… Merci à vous, et à ceux qui vous ont tendu la main pour nous offrir ce 5ème Festival d’une grande qualité d’expression humaine et donc pleinement artistique.

*L’Incandescent de Michel Serre
Roger CORNU est président de l’association semailles à avignon, jardin de cocagne et chantier d’insertion. Il est également militant syndicaliste et éducateur à la retraite.

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Quelques moments forts du festival 2014

Deux moments forts du festival, pour moi, qui sont passé un peu inaperçu à coté du succès des faux duplex et du film « Sous le Pont d’Avignon » de Florine Clap :

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  1. La rencontre entre Isabelle Ringot de Cavaldonne et Mustapha du GEM Mine de Rien, après la diffusion du film du GEM sur Cavaldonne, au Verger Urbain V :

Leurs timidités respectives sur scène, après la diffusion du film du GEM sur Cavaldonne, ont fait que la rencontre fut un peu rapide et brève. Mais moi qui était sur scène avec eux, je peux vous garantir qu’elle fut intense. Alors qu’il a fait le montage du film bien qu’il n’était pas avec nous lors du tournage et ne connaissait donc ni Cavaldonne, lieu de vie autour de l’équitation, près de Sisteron, ni ses protagonistes, Mustapha n’avait qu’une envie pour ce festival, c’était de rencontrer Isabelle, fondatrice de Cavaldonne. A tel point qu’il me reproche aujourd’hui de ne pas lui avoir présenté avant de monter sur scène. Excuse moi, Mustapha, préoccupé par la technique, j’en ai oublié les règles les plus élémentaires de la convenance. Mais sur scène, Isabelle t’a invité a venir faire un tour à Cavaldonne. J’espère que tu ne ratera pas cette occasion de la découvrir chez elle. Cette rencontre fut ponctué par un témoignage poignant d’un résident de Cavaldonne, rencontré par hasard, dans les rues d’Avignon, par Marie-Pierre, notre présidente. Et nous avons appris avec tristesse la disparition de Will, un des protagonistes du film, résident de Cavaldonne. Mais nous ne doutons pas que ces derniers moments furent heureux, dans cette montagne, entouré de ses lapins et de ses chevaux… et de la douceur d’Isabelle et de toute l’équipe de Cavaldonne.

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  1. Le témoignage de Josué Morand, paysans du Var et administrateur de Solidarité Paysans, après la diffusion du film du GEM sur les 20 ans de Solidarité Paysans, à l’Entrepôt :

Sur scène, Josué nous a avoué à plusieurs reprises avoir été épaté par notre film. Il nous a raconté comment, lors du tournage, en voyant arrivé « cette bande de citadins » pour l’interviewer, il s’était dit qu’on ne comprendrait rien à leur problématiques paysannes. Et comment, finalement, dans le film, nous avons compris beaucoup de choses avec «
finesse ». Merci Josué pour cette reconnaissance qui nous touche particulièrement. D’autant que tu as fait près de 3 heures de route, depuis le Var, pour témoigner à notre festival.

Pierre-Jean

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